Est-ce qu'il est possible de réaliser des chaînages pour des consultations de 20-30-45 minutes en médecine générale?

Réponse :

Il est fortement déconseillé de travailler avec des blocs car les prestations TARDOC sont à la minute. En effet, 6 min ne sera plus le même prix que 7 min. La facturation dite systématique est contestable par les assurances.

je pense qu’il serait interessant de pouvoir utiliser un RNG sur les prestations à la minute.
un RNG = Random Number Generator

En effet, s’attendre que le médecin regarde l’heure de début et fin pour saisir le temps réel semble difficile.
le risque est d’arrondir au 5 min
le problème avec les arrondis c’est qu’on est statistiquement visible très rapidement comme facturation systèmatique et l’assureur à 5 ans pour déceler toute forme de polipragmasie soit d’abus de factuation pour demander un remboursement.

Imaginons :

Dr RoDex a un temps moyen de consultation estimé à 18 min.
Dr RoDex fait 1000 consultations par année
Un RNG permettrait de facturer de manière aléatoire et basée sur un curseur allant de 10 à 20 min (par exemple) des minutes entre 10 et 20 mais arriver à une moyenne de 18 après 1000 occurrences.

réflexion contestable et sans doute déjà contestée mais je me permets de transmettre l’idée qui permettrait d’obtenir une statistique non linéaire, arriver vers un résultat cohérent et le tout sans demander au médecin de regarder en permanence sa montre…

Merci pour cette réflexion originale — et effectivement, l’idée d’un RNG pour simuler la variabilité du temps peut sembler séduisante à première vue. Cependant, elle s’éloigne assez radicalement de l’esprit même du TARDOC, qui repose sur un principe fondamental :

:backhand_index_pointing_right: documenter la réalité clinique de chaque patient, de manière précise, traçable et reproductible.

Le TARDOC n’est pas un simple changement tarifaire ; il implique des adaptations organisationnelles fortes dans les cabinets et les institutions : outils de capture du temps, intégration logicielle, standardisation des workflows, documentation systématique, etc.

Introduire une variabilité artificielle — même « statistiquement cohérente » — pose plusieurs problèmes majeurs :

  • cela ne reflète pas le temps réellement consacré à chaque patient, ce qui est pourtant la base du modèle ;

  • cela ne répond pas aux exigences d’auditabilité et de transparence attendues par les assureurs comme par les partenaires tarifaires ;

  • cela expose à un risque juridique, car toute facturation déconnectée de la réalité peut être assimilée à un abus, même si la moyenne annuelle semble correcte ;

  • et surtout, la notion même de “statistiquement cohérent” évolue dans le temps, car les pratiques changent : nouvelles organisations, nouveaux outils, nouvelles pathologies, modifications des durées de consultation… un RNG figé ne suivrait pas cette dynamique.

L’objectif du TARDOC n’est donc pas de générer une statistique plausible, mais de capturer fidèlement ce qui se passe réellement dans la pratique, même si cela demande des ajustements organisationnels à court terme.

En résumé : l’idée est stimulante intellectuellement, mais elle n’est pas compatible avec la philosophie, les exigences pratiques ni l’évolution naturelle des pratiques visée par le TARDOC.

merci d’avoir pris le temps de répondre.
je n’attendais pas de réponse différente de la part de EC.
ce n’était qu’une idée techniquement possible pour répondre à une situation qui, nous le savons tous, n’arrivera jamais au but recherché si on laisse l’humain saisir le temps.

C’est un vieux dinosaure des pratiques qui parle…. mais je ne peux qu’approuver vos arguments. it’s a catch 22 situation….

belle journée